Les personnes que nous accompagnons sont présentées comme les actrices de leur propre parcours, jamais comme des objets de compassion. Un portrait BBCF suit toujours la même structure : qui elle est, ce qu’elle fait, l’obstacle rencontré, son ambition, et la façon dont la communauté peut la soutenir.
« La souffrance n’est jamais un outil de persuasion. »
Ce que nous ne publions jamais
Pas de gros plan larmoyant, pas de mise en scène de la détresse, pas de comparaison « avant / après » centrée sur l’apparence physique. Jamais le nom complet d’une personne associé à son visage, jamais l’école et le quartier mentionnés ensemble, jamais un enfant montré en situation de dénuement ou de soins. Un prénom seul, modifié si nécessaire, suffit à raconter une histoire.
Le consentement, avant et après
Avant toute publication concernant une personne, nous recueillons son consentement écrit ou filmé, et celui de son représentant légal si elle est mineure. Nous évaluons ensuite le risque : cette publication peut-elle l’exposer à une pression familiale, communautaire ou sécuritaire ? Les éléments d’identification indirecte sont retirés, y compris un uniforme, une façade ou un panneau reconnaissable.
Une autorisation peut être retirée à tout moment, par simple demande écrite ou orale. Dans ce cas, nous retirons les contenus concernés de nos supports sous quinze jours, sans discussion et sans justification à fournir.
La sécurité passe avant le récit
Le contexte du Grand-Nord nous impose une règle supplémentaire : aucun contenu ne doit permettre de localiser une personne accompagnée, un domicile, un itinéraire d’équipe ou un site sensible. Entre un bon contenu et un risque de sécurité, le contenu n’est pas publié.
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